Le mardi 17 mai 2005, s'est déroulée la première journée mondiale de lutte contre l'homophobie. Cette date coïncide avec le 15ème anniversaire de la décision de l'OMS de retirer l'homosexualité de la liste des maladies mentales. "Parce que le problème est l'homophobie et non l'homosexualité, nous voulons mettre l'accent sur les violences qui frappent les lesbiennes, les gais, les bis et les tran, rappelant les avancées obtenues, et celles à obtenir" souligne Louis-Georges Tin.
L'objectif de cette journée est multiple :
Multiplier et rendre visibles les actions pour interpeller le plus grand nombre sur le problème de l'homophobie. "Ces actions seront portées par des associations LGBT (lesbiennes, gaies, bi et trans), par des organisations de défense des droits de l'Homme, mais aussi par des citoyennes et des citoyens de tous horizons. Chacun pourra s'approprier la thématique autour d'un thème particulier : homophobie et droits de l'homme, sexisme et lesbophobie..." nous précise Louis-Georges Tin ;
Inscrire cette Journée au calendrier national dans un maximum de pays, et ensuite, pourquoi pas, de la faire adopter au niveau international. "Evidemment, c'est une visée lointaine, si ce n'est utopique. Mais la reconnaissance officielle n'est pas seulement un symbole, encore les symboles sont-ils une chose essentielle, on le sait bien. Elle contribuera à la pérennisation du combat. Elle permettra aussi de montrer que la lutte contre l'homophobie n'est pas seulement l'affaire des personnes homo, bi ou trans, mais qu'elle relève pleinement de l'autorité publique et de la volonté de l'ensemble de la société" précise les organisateurs.
Ainsi, le 17 mai 2005, et les jours suivants, de nombreuses manifestations ont été organisées dans 40 pays. En France, les actions ont pris différentes formes : un débat dans une classe, une exposition dans un café, une animation dans la rue, une émission à la radio, une projection dans une maison de quartier, une table ronde organisée par un parti politique, un concours de nouvelles lancé par un journal, une campagne de sensibilisation menée par un syndicat, etc.
Plus de 70 événements dans 20 villes ont marqué cette première édition. Pour en savoir plus, rendez-vous
sur le site de la Journée internationale contre l'homophobie.